Resident Evil: Le Jeu et Peinture « Zombifiante »

Salut les Ursidés,

Aujourd’hui on va parler de Zombies et des tests génétiques dans la petite ville de Raccoon City. Il semblerait que la société Umbrella ait échoué au test d’hygiène engendrant une multitude de virus!

Tout droit tiré du célèbre jeu vidéo, voici arrivé Resident EVil: The Board Game  en version française et ses extensions. Le jeu respect l’ambiance oppressante et la sensation de survie de la licence Capcom. Allons voir un peu les mécaniques de ce jeu de plateau avec figurines très sympathiques, nous reviendrons sur le matériel et la peinture des figurines en deuxième partie.

C’est un jeu de type « Dungeon Crawler », pour faire simple vous allez devoir parcourir le plateau pour explorer, combattre certains ennemis et remplir les conditions d’un scénario prédéfini. C’est un jeu coopératif qui peut se joueur en solo ou jusqu’à quatre joueurs, les ennemis seront activés en réaction à certaines de vos actions.

Chaque personnage possède ses caractéristiques propres (santé, jet d’évasion, spray de premiers secours), ils sont équipés au début d’un pistolet chargé et d’un couteau. Tout au long du jeu vous pourrez récupérer des objets/armes : fusil, arbalète, clef, plantes vertes,… toutes ces petites choses qui vous replongerons des années en arrière.  Le jeu se compose de trois phases par tour de joueurs :

Phase d’action : Le personnage actif pourra effectuer jusqu’à quatre actions par tour parmi six actions possibles :

  • Se déplacer (bouger d’une case)
  • Attaquer (avec une arme de son inventaire)
  • Ouvrir/Fermer une porte (afin de progresser et d’activer ou non les ennemis adjacents)
  • Chercher (récupérer un objet indiqué sur le plateau de jeu)
  • Échanger (échanger des objets avec des alliés à proximité)
  • Utiliser un objet (pour se soigner, recharger son armes, utiliser une clef,…)

Phase de réaction : Tous les ennemis se trouvant sur la même tuile que le joueur actif, ou sur une autre tuile liée avec une porte ouverte, ont le droit de se déplacer (vers vous bien-sur) ou d’attaquer si ils sont à portée. Les ennemis ont tous une petite carte dédiée avec les points de mouvement et leurs attaques respectives. Tout le bestiaire est là : zombies, lickers, chiens ,…

Phase de tension : A coté du plateau, vous allez devoir piocher dans un petit deck de cartes face cachée qui représente le sentiment de malaise et d’urgence ressenti par les personnages et quelques événements aléatoires. Elles sont de trois couleurs différentes.

  • Vert : tout se passe pour « le mieux »
  • Orange : bruits étranges, déplacement soudain… quelques battons dans les roues (mais je vous laisse la surprise!)
  • Rouge : alors là c’est festival (et je vous laisse encore la surprise!)

Chaque scénario possède une carte unique, une liste d’objets que l’on peut trouver, et des objectifs à accomplir. Ces scénarios se suivent pour former une grande campagne, ou peuvent se jouer séparément. Les munitions sont extrêmement limitées et les ennemis pas forcement compréhensifs. Beaucoup de choix seront proposés aux joueurs et ils devront faire de leur mieux pour remplir les objectifs en restant soudés face au danger grandissant!

Matériel et figurines

Le jeu nécessite beaucoup de matériel. Les cartes sont nombreuses, les grandes (profils des personnages/ennemis, deck de tension), et les plus petites (objet, porte verrouillés) . Il y a aussi six dés et du tokens à foison (machines à écrire, portes, jetons d’objet, blessures,…) et tout un ensemble de tuiles diverses et variées qui formeront le plateau de jeu. Ces dernières sont un peu sombres et vont subir beaucoup de manipulations. Les disques de munitions sont au top et rattrapent la qualité des bandes de cartons destinées aux murs.

Les figurines sont bien détaillées pour du plastique, elles sont déjà montées et elles respectent à la lettre le design de la licence. Passons par une petites mise en couleur de la boite de base pour donner aux novices des techniques simples et rapides à mettre en oeuvre.

Au lieu de partir sur un zénithal blanc, préférez un blanc cassé ou beige qui sera bien mieux assorti à vos zombies
Seulement une ou deux couleurs de base pour cette peinture en série.
oui, oui on est bien sur de la peinture en série!
Nous allons utiliser que des lavis pour faire ressortir la sculpture. Un lavis vert suivi de quelques touches de rose/rouge dans les creux plus prononcés (trace de morsures, lambeaux de chaire etc….) Il faut attendre entre deux couches, c’est le seul inconvénient de cette technique.
Palette de couleur extrêmement réduite donc. Surlignez les couleurs de base et rajoutez les deux trois éléments manquants comme les cheveux, ceintures,… vous pouvez alterner les teintes pour varier la série.
Prononcez les traces de sang par un lavis final.
Utilisez de la mousse de blister pour tamponner des taches de sang sur les vêtements blanc, cela fait toujours son petit effet !
Voici Claire et Léon en bien mauvaise posture

Bien-sur, ces petites astuces marchent pour toutes les autres créatures et autres jeux de « zombie » comme … euh…. Zombicide! Ce n’est pas grand chose à faire et cela vous immergera un peu plus dans l’ambiance.

En conclusion

Resident Evil a fait largement sa place dans la ludothèque! J’adore la mécanique du jeu qui est un poil oppressante, les règles sont abordables et distillées au fur et à mesure des trois premiers scénarios. Le mode campagne Solo est super (prenez deux personnages) et, ponctuellement, vous pourrez insérer vos amis dans vos aventures. Le jeu de base, qui est déjà bien fourni, compte deux extensions (toujours en français) qui sont : Survival horror (cinq nouveaux personnages, armes, ennemis et scénarios joueurs VS joueurs) et The B-files (nouveaux scénarios, ennemis et boss de fin).

La mise en place est un peu longue et certains éléments de terrain auront la vie difficile, les tuiles sont un peu sombres. Mais à part ça, vous aurez un jeu dynamique en immersion total avec un certain relief. L’esprit du jeu initial est là : munitions extrêmement limitées, des choix à faire, nécessité de ruser certains ennemis (des fois il vaut mieux enfermer un Licker qui nous barre la route dans une pièce inutile que de s’acharner à le tuer!), …. Bref, une licence utilisée à bon escient.

Ce jeu est une vraie madeleine de Proust

Bon j’y retourne, j’ai encore des scénarios à faire!

@+ les Ours

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